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Les organes génitaux féminins externes

Pour quelle raison obscure, le sexe de la femme n’est-il jamais appelé par son nom : la vulve. D’Apollinaire à San Antonio, on lui préfère toute sorte de synonymes, des plus imagés aux plus poétiques : la moule, la chatte, la foune ou foufounette.  Le sexe des femmes restent un objet secret, invisible… à découvrir avec quelques photographies.

Comme pour entretenir le mystère, la vulve présente des parties directement visibles que sont le mont de Vénus, les grandes lèvres, mais aussi des parties cachées : les nymphes (petites lèvres), le vestibule où se situe l’orifice de l’urètre et du vagin et le clitoris.

Le mont de Vénus ou mont du pubis est un coussin graisseux recouvert des poils pubiens.

Les grandes lèvres sont recouvertes de poils sur leur face externe. Leur face interne est dépourvue de poil et contient de nombreuses glandes sébacées. Elles ne se rejoignent pas en arrière mais se fondent dans le périnée au niveau de la fourchette vulvo-anale. (voir les photos)

Les nymphes ou petites lèvres sont deux replis de peau qui se gonflent et rougissent lors de l’excitation sexuelle. Dépourvues de poils, roses sur leur face externe et brunes sur leur face axiale, elles mesurent environ 3 cm de longueur, mais leur taille est très variable d’une femme à l’autre. Leurs extrémités affleurent ou débordent la fente vulvaire. Elles se rejoignent en haut et en avant pour former le capuchon et le frein du clitoris mais ne se rejoignent pas forcément en arrière. La face interne des petites lèvres et le vestibule peuvent présenter de façon physiologique des granulations et des papilles digitiformes rosées molles à ne pas confondre avec les lésions de condylomes qui sont une maladie sexuelle transmissible. (voir les photos)

Le clitoris, riche en terminaisons nerveuses, est un organe érectile (lors d’une excitation sexuelle, notamment par frottement) qui, comme la verge possède des corps caverneux mais beaucoup plus petits. Il sort alors de son capuchon en doublant de volume. Il est constitué de deux racines symétriques se réunissant en un corps cylindrique de 3 cm replié au niveau du genou clitoridien et dont seul l’extrémité ou gland est visible, plus ou moins caché ou émergeant du capuchon. Il existe des phénomènes d’érection et de durcissement lors de l’excitation sexuelle. Il est l’une des sources primordiale du plaisir sexuel féminin.  Passez le curseur de la souris sur le clitoris, une info bulle vous avertira que vous êtes bien au bon endroit.

clitoris

Le vestibule se situe entre les petites lèvres. Il contient l’orifice des voies urinaires : l’orifice de l’urètre et en arrière l’orifice du vagin.

L’hymen constitue la limite entre la vulve et le vagin. Il se présente comme une membrane souple insérée sur un anneau fibreux frontière entre le vestibule et le vagin.
Cette membrane est perforée d’un orifice, la forme de cet orifice est variable : annulaire, semi-circulaire, plus rarement en pont ou criblé de petits trous. Parfois cet orifice n’existe pas (on parle d’hymen imperforé) une intervention est alors nécessaire à l’adolescence pour permettre l’écoulement des règles. Lors de la défloration (premier rapport sexuel) l’hymen se déchire, ces déchirures qui vont jusqu’à l’anneau d’insertion, créent des fragments séparés ou caroncules hyménéales. De nouvelles déchirures ont lieu lors de l’accouchement. Dans certaines cultures, le mari peut répudier sa femme si, le jour de ses noces, son hymen n’est pas intact, sous prétexte qu’elle n’est plus vierge ! Du fait de la variabilité de l’hymen, pourtant, il ne peut être attesté par sa présence ou son absence que la jeune fille a connu une pénétration vaginale. Ci-dessous, l'hymen d'une femme vierge : (Passez le curseur de la souris sur le clitoris, une info bulle vous avertira que vous êtes bien au bon endroit)

hymen d'une femme vierge

le vagin : un lieu de passage. C’est dans le vagin que débouche l’utérus : en enfonçant délicatement son doigt à l’intérieur, on en sent d’ailleurs le col. Lors des rapports sexuels, l’homme y glisse son pénis : lieu de transit pour les spermatozoïdes, le vagin est un lieu de jouissance pour la femme. C’est par le vagin aussi que s’écoule le sang menstruel et par là que passera le bébé, à sa naissance.

La pilosité, qui apparaît à la puberté, se situe sur le mont de vénus et la face externe des grandes lèvres.

Les glandes sont nombreuses au niveau de la vulve :

Les sécrétions de ces glandes sont sous la dépendance des hormones sexuelles et des neurotransmetteurs sécrétés lors de l’excitation sexuelle. Elles sont donc variables en fonction du cycle et augmentent avec l’excitation sexuelle. Elles sont responsables des odeurs sexuelles qui peuvent avoir des effets stimulants sur les partenaires.

Modifications de la vulve liées à l’âge

Chez l’enfant la vulve est dépourvue de poil, les grandes lèvres peuvent être volumineuses, les petites lèvres sont à peine développées.
Le vieillissement et la carence en œstrogènes après la ménopause entraînent un amincissement du derme et de l’épiderme, une raréfaction des fibres élastiques et une diminution de l’hydratation de la peau et du sébum. En l’absence de traitement hormonal apparaît progressivement une atrophie des petites puis des grandes lèvres et une perte de l’élasticité avec l’apparition possible de démangeaisons, de douleurs lors des rapports sexuels, de sécheresse et une plus grande sensibilité aux infections. Un traitement hormonal local sous forme de crème ou d’ovules, ou un traitement général pourra permettre de ne pas perdre ou de restaurer la tenue des tissus vulvaires et vaginaux et d’éviter ces désagréments.

Les infections vulvaires ou vaginales

Elles peuvent être dues à un germe apporté notamment lors de rapports sexuels ou à un germe normalement présent qui se développe de façon anormale et devient pathogène en raison de modifications des conditions locales.
Ces modifications du terrain perturbant les défenses locales peuvent être d’origine hormonale (grossesse, ménopause), liées à une irritation locale (frottement, assouplissant ou produits de soins contenant des parfums ou des colorants), liées à un déficit immunitaire (utilisation de corticoïdes..), ou liées à une hygiène inappropriée, soit insuffisante, soit excessive.

En effet la vulve et le vagin ne sont pas des milieux stériles et différents germes y cohabitent habituellement. Ainsi le bacille de Doderlein permet de maintenir une acidité vaginale empêchant la prolifération d’autres germes, la prolifération de ce bacille est nécessaire et bénéfique.
La prise intempestive d’antibiotique sélectionnant certains germes ou l’utilisation de savons trop détergents vont modifier cet écosystème et favoriser le développement de certaines bactéries plus résistantes.

Conseils pour éviter les infections génitales

Il est donc recommandé de se laver une à deux fois par jour avec un savon doux non parfumé non allergisant et de proscrire les douches intravaginales. L’essuyage après être aller à la selle, doit être fait d’avant en arrière afin d’éviter l’apport de germes d’origine digestive. Les sous vêtements doivent être changés tous les jours.

Des infections ou des inflammations des voies urinaires (cystite sans germes ou cystalgies à urines claires ) reviennent chez certaines femmes à répétition, parfois favorisées par les rapports sexuels. Ceci peut être du à des variations anatomiques de l’urètre.
Le plus souvent, des règles d’hygiène simples, le fait de bien boire, le fait d’aller uriner dans l’heure qui suit un rapport sexuel permettront de limiter la symptomatologie. Dans d’autres cas un traitement antibiotique prophylactique au long cours sera nécessaire.
En cas d’infections après des rapports, on recommande d’utiliser des préservatifs et d’éviter les rapports à risques type sodomie.

Le point G ou point de Gräfenberg est une zone située dans la paroi antérieure du vagin à 4-5 cm de la vulve, cette zone grande comme un pièce de 2 euros à la capacité de réagir en se gonflant quand elle est stimulée avec un doigt ou avec le pénis, en particulier si l’homme est derrière la femme lors du coït.  Chez certaines femmes elle est en lien avec une éjaculation qui se produit lors de l’orgasme. La stimulation de cette zone peut provoquer des sensations intenses et favoriser la montée de l’excitation sexuelle.

Variabilité d'une femme à l'autrePoint G - VaginLa zone est plus ou moins individualisée selon les femmes. Pour certaines, c’est la paroi antérieure dans son ensemble qui est sensible. Pour une minorité il semblerait que la paroi postérieure du vagin soit également réceptive aux stimulations. Toutefois, beaucoup de femmes sont incapables de définir de manière précise ce qui provoque pour elle des émotions intenses.

Sur le chemin de l'orgasme

Mais si une femme "ne sent rien" lors d’un rapport sexuel, elle doit savoir que :

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